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PREMIÈRE CONFÉRENCE MARITIME CG17


Conseil général de la Charente-Maritime
CONFÉRENCE MARITIME du 12 octobre 2012
Déroulé (9h30 -12h30)

Introduction: Dominique BUSSEREAU, Président..
Nécessaires innovations et adaptations
-Enjeux pour les filières maritimes
·        Philippe BAROUX : animateur journaliste (Sud Ouest)
Situation  et perspectives  des filières maritimes charentaises : État des lieux
Aquaculture - Pêche : état des lieux de la pêche professionnelle et de la conchyliculture
·        Olivier LALLEMAND : Direction Interrégionale de la Mer Sud-Atlantique

Nautisme - Activités portuaires : situation et perspectives des filières nautiques et portuaires en Charente-Maritime
·        Kristell SIRET-JOLIVE : Direction Départementale des Territoires et de la Mer de la Charente-Maritime
Actions de développement mises en œuvre : innovations techniques, valorisation produits, nouveaux marché permettant de faire face aux contraintes et aux évolutions.  Illustration
Aquaculture : développement par les conchyliculteurs charentais de filières de production en eau profonde.
·        Gérald VIAUD : Président du Comité Régional de la Conchyliculture Poitou-Charentes
Pêche professionnelle : l'innovation malgré les contraintes
  • Michel CROCHET : Président du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins Poitou-Charentes
Ports maritimes de commerce : porteur d'investissements, poumon socioéconomique et acteur d'une intégration durable
  • Matthieu DESIDERIO : Responsable de la stratégie et du développement du Grand Port Maritime de La Rochelle
Filière nautique : Quelle stratégie face à la crise ? Exemple d'un chantier nautique et enseignements à tirer
Accompagnement pour le développement
Politique Départementale en faveur des porteurs de projet :
·        Jean-Pierre TALLIEU : Pêche
·        Michel PARENT : Aquaculture
·        Sylvie MARCILLY: Nautisme
·        Lionel QUILLET : Activités Portuaires

Débats
  • Animateur journaliste et participants
Synthèse
  • Philippe BAROUX
Conclusion : Dominique Bussereau, Président.

La mer et ses enfants

La première conférence maritime s'est tenue hier matin au Conseil général. 

Autour de Philippe Baroux, quelques intervenants. (photo xavier léoty)


846 marins, 250 navires, 6 900 ostréiculteurs pour 896 entreprises ostréicoles, 12 000 personnes vivant indirectement de l'ostréiculture : les chiffres parlent d'eux-mêmes. Si notre Charente n'est plus inférieure mais maritime, c'est que les activités liées à la mer y sont essentielles pour l'économie et la vie des gens.

C'est pourtant la première fois qu'une conférence maritime, regroupant tous les acteurs des filières agricoles, artisanales ou industrielles liées à la façade, était organisée. Cette conférence, initiée par le Conseil général à l'hôtel du Département, était animée hier matin par le spécialiste de la mer à « Sud Ouest », Philippe Baroux. Après avoir rappelé le rôle qu'a toujours joué la Charente-Maritime dans l'imaginaire marin (Jules Verne a « créé » son « Nautilus » à partir d'une invention rochefortaise), Philippe Baroux lança le débat autour des grandes questions qui préoccupent aujourd'hui les professionnels : la surmortalité des huîtres, la préservation des ressources halieutiques, la vitalité des industries nautiques, les infrastructures portuaires.

Sur ces thèmes, un débat enrichissant devait rebondir de responsables administratifs (Olivier Lallemand, Kristell Siret-Jolive) en acteurs économiques (Martin Lepoutre, Mathieu Desiderio) ou syndicaux (Gérard Viaud, Michel Crochet) et en élus (Jean-Pierre Tallieu, Michel Parent, Lionel Quillet) avant que le président du Conseil général, Dominique Bussereau, ne donne sa conclusion à une conférence qui en appelle d'autres.





Une 1re Conférence maritime pour "mieux connaître et mieux se connaître"

Les filières maritimes face aux défis de l’adaptation et de l’innovation.


La première Conférence maritime, initiée par Dominique Bussereau, Président du Conseil général, s’est réunie le vendredi 12 octobre à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle, en présence de Mme le Préfet, Béatrice Abollivier, de nombreux élus (parlementaires, conseillers généraux, maires…), chefs d’entreprise, représentants des structures professionnelles et associatives des milieux maritimes.

Philippe Baroux, spécialiste de la mer au quotidien « Sud Ouest », était le modérateur.

Les différentes interventions ont été centrées sur les enjeux de quatre filières maritimes : la pêche, la conchyliculture, les activités des ports de commerce et les industries nautiques. Pour permettre de faire le point et d’envisager les perspectives de ces filières, la thématique des « nécessaires adaptations et innovations » avait été choisie.

Le constat peut s’établir en 2 étapes.
 
D’une part, les filières maritimes tiennent une place très importante dans l’économie départementale, en termes de valeur ajoutée et en termes d’emplois, directs et plus encore induits. Sur le plan national, la Charente-Maritime est l’un des tout premiers départements maritimes. Elle concentre notamment 50% de la commercialisation des huîtres ; sa filière nautique est dans le peloton de tête ; elle compte 54 ports, dont le 1er port de plaisance national (Les Minimes, à La Rochelle), le 6e port de commerce (Port Atlantique La Rochelle) et le 7e port de pêche (La Côtinière).

D’autre part, ces activités ont à faire face à diverses difficultés, dont certaines plus spécifiques, plus ou moins importantes selon les filières. La conjoncture économique nationale et internationale en est une, avec pour conséquences la contraction de la demande, une compétition accrue, des coûts (énergétiques notamment) en hausse. Les préoccupations environnementales sont parfois très présentes et contraignantes. Les maquis des réglementations sont aussi mis en cause, de même que le manque d’attractivité des métiers de la mer pour les jeunes.

Pour surmonter les difficultés et développer ces activités essentielles pour l’économie charentaise-maritime, il est impératif de chercher constamment à s’adapter et à innover.

Des exemples de ces pistes de solutions ont été exposés lors de cette Conférence maritime.

Pour la pêche (environ 4 000 emplois dont 800 marins embarqués), a été évoquée la sélectivité au service de la gestion durable : sélectivité de la pêche de la langoustine, avec une taille de capture supérieure à la taille européenne ; sélectivité des chaluts permettant de « trier sur le fond de la mer et non plus sur le pont du navire », et épargnant des millions de petits poissons ou crustacés.

Pour la conchyliculture (près de 7 000 emplois directs et 12 000 emplois indirects), c’est l’adoption et la diffusion de nouvelles techniques de production, comme l’élevage sur filières en eau profonde (avec l’exemple du projet de la Malconche, au large d’Oléron), qui peuvent fournir une solution satisfaisante déjà très pratiquée hors de France.

Le Grand Port Maritime de La Rochelle (qui génère ou soutient plus de 16 000 emplois) a adopté une stratégie axée à la fois sur de gros investissements finançant une extension et une spécialisation importantes de ses infrastructures, une augmentation de la part modale du fret ferroviaire, et un engagement fort dans le développement durable : signature d’une Charte en 10 engagements déclinés en 64 actions concrètes, obtention de certifications…

Pour la filière nautique (près de 4 000 emplois directs) qui doit faire face à des vents contraires, le chantier naval Fora Marine a proposé une stratégie audacieuse basée sur le repositionnement de la marque, le lancement de nouveaux modèles « très différents», une forte mobilisation interne…

Ce ne sont là que des exemples et les stratégies exposées doivent en tout état de cause être accompagnées.

Le Département s’y emploie. Il aide les entreprises concernées à se moderniser, à se développer, à faire de la promotion (participation aux Salons professionnels). Il soutient les projets innovants, les actions collectives initiées par les structures représentatives professionnelles.

Mais l’action du Département concerne surtout les infrastructures portuaires. En 2011, le montant total des dépenses d’investissement direct et des subventions d’équipement consacrées à ces infrastructures a dépassé 5 M€.

À la suite de ces présentations, un débat a été ouvert au cours duquel il a notamment été question du Parc naturel marin, des dragages de sédiments, de la mutualisation de la gestion des ports (un schéma de cohérence portuaire est à l’étude), du projet d’extension du port de La Côtinière, des droits de pêche, de la faiblesse de l’aquaculture en Charente-Maritime…

La Conférence maritime avait pour objectifs de « mieux connaître et mieux se connaître » pour agir mieux. Elle a permis de « confronter les attentes et les écoutes ». Fort du succès de cette première édition.
Dominique Bussereau a confirmé que cette Conférence sera désormais annuelle.



La mer sous toutes les coutures, les enjeux du futur (le Phare de Ré 19/10/2012)

 

Conférence maritime

La première conférence maritime sur le thème de l'innovation a été organisée vendredi 12 octobre au Conseil général. Des professionnels et des élus y ont dressé un état des lieux dans les domaines de la pêche, la conchyliculture, la plaisance et les ports. Une étape importante avant le vote du budget du Département pour 2013.

 

La mer sous toutes les coutures, les enjeux du futur La polémique, née de l’installation de filières ostréicoles dans l’anse de la Maleconche, au large d’Oléron, résume à elle seule les objectifs parfois contradictoires, voire opposés, que peuvent avoir les usagers de la mer. Les objectifs des plaisanciers, des pratiquants du nautisme et des acteurs du tourisme se heurtant à ceux des professionnels de l’océan, pêcheurs ou ostréiculteurs, qui veulent améliorer leurs conditions de travail et leur productivité, ou qui se plaignent du développement des ports. Si Oléron a sa polémique Maleconche, Ré a celle du développement du Grand Port Maritime et d’Holcim.
Pour un peu, on dirait, à chacun sa “casserole”... Même si les problématiques sont différentes, elles ont en filigrane le même motif : comment se partage-t-on l’océan sans se nuire les uns les autres ?

À l’occasion de la première conférence maritime organisée par le Conseil général de Charente-Maritime, le président Dominique Bussereau a bien rappelé en préambule que l’heure n’était pas aux polémiques, mais plutôt à l’exposé de données chiffrées et au débat. Il justifiait l’organisation de cette conférence, “une conférence que nous organisons tous les ans sur l’agriculture”, avant le vote du budget 2013 de la collectivité, qui interviendra dès cette session débutant à la fin de semaine. Après cet exposé précis dans des domaines aussi variés que les ports, la conchyliculture, la plaisance et la pêche, les élus pourront arbitrer certains choix, en parfaite connaissance de cause.

 
L’innovation des différentes filières

Le nombreux auditoire présent retiendra les interventions de Gérald Viaud, président du Comité régional conchylicole en Poitou-Charentes, qui a bien évidement présenté l’intérêt d’installation des filières de production d’huîtres en eau profonde : “un équipement nécessaire pour le développement et l’avenir de la profession”. Michel Crochet, une autre figure, a lui évoqué les difficultés rencontrées par les pêcheurs professionnels et leurs légitimes inquiétudes quant à des réglementations européennes encore plus drastiques et, surtout, “une politique des quotas qui est défavorable à la pêche artisanale”. Le président du Comité régional des pêches maritimes et d’élevage a par ailleurs souligné que les travaux à la criée de La Cotinière étaient attendus, mais indispensables pour la profession.


Martin Lepoutre, représentant la Fédération des Industries Nautiques, gérant du chantier Fora marine qui fabrique des monocoques (les RM), a fait un exposé percutant sur les difficultés rencontrées dans la filière nautique et les solutions pour trouver des nouvelles parts de marché. Fort de l’expérience à la tête de son entreprise : le maintien passe par l’innovation. “Et ça passe ou ça casse, nous n’avons pas le choix”, dit-il en avouant les très grandes inquiétudes de la profession à la vue d’un avenir plus qu’incertain.
Enfin, Matthieu Desiderio, responsable de la stratégie et du développement du Grand Port Maritime, n’a pas manqué d’exprimer, chiffres à l’appui, que du côté de La Pallice, tous les voyants étaient au vert.


Notre confrère Philippe Baroux du journal Sud Ouest, animait cette matinée qui devrait connaître une seconde édition l’an prochain. Avec le vote du budget 2013, les élus du département vont montrer quels arbitrages sont les leurs, en matière de filières maritimes.



 


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